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Cedric Journel dirigera la réflexion sur le changement du business model à la DCF de Renault

(AUTOACTU.COM - FLORENCE LAGARDE - 11 MAI 2022)

Entré dans le groupe Renault en mai 2021 pour diriger les ventes et le marketing d’Alpine, Cédric Journel rejoint la direction du commerce France à partir du 1er juillet au poste nouvellement créé de directeur business EV et activité VO.

Avec la généralisation des véhicules électriques, les constructeurs mettent en place des stratégies pour contrôler l’ensemble du cycle de vie des véhicules. Plusieurs ont choisi le statut d’agence qui les met en relation directe avec le client et leur permet de contrôler les buy-back. Chez Renault, qui a fait le choix de préserver un mode de relation traditionnel avec son réseau, la question se pose aussi de trouver une solution pour contrôler le "full life cycle management" des véhicules électriques. C’est la raison de la création d’une nouvelle entité dont le libellé, business EV et activité VO associée, traduit bien l’objectif et qui a été confiée à Cédric Journel. Il a rejoint le groupe Renault en mai 2021 au comité de direction de la marque Alpine après une carrière dans le groupe Volkswagen (à partir de 2000) dont il a été DG en Chine (entre 2019 et 2021).

Sa nomination a été présentée par Ivan Segal, directeur du commerce France de Renault lors d’un point presse : "Nous voulons mener une réflexion avec le réseau pour définir le fonctionnement du business model des véhicules électriques. Cédric Journel travaillera sur ce sujet stratégique avec l’amont de l’entreprise. Nous n’avons pas encore de réponse définitive et le réseau sera partie prenante de la réflexion."

Cette réflexion pourra-t-elle aboutir à l’adoption d’un contrat d’agent ? "Agent, pas agent, je ne sais pas ce qui sortira de cette réflexion. Nous pensons que la capillarité du réseau a une valeur dans le marché européen. Cette proximité est une force et nous devons construire une solution qui allie le meilleur des deux mondes", nous a répondu Ivan Segal.

L’objectif est de trouver un modèle qui permette à Renault de s’assurer du retour du véhicule au cours de sa deuxième et troisième vie jusqu’à la récupération de la batterie dont les matériaux critiques seront recyclés dans la fabrication d’une nouvelle batterie.

Actuellement, les ventes de véhicules bénéficient d’un taux de LOA plus élevé que sur le véhicule thermique qui permet une traçabilité du véhicule électrique. "La question est : Comment continuer à avoir un taux de LOA aussi élevé voir plus important sur la deuxième vie, la troisième vie et garder la traçabilité de la batterie en fin de vie", nous a précisé Ivan Segal. "Nous nous mettons en ordre de bataille pour avoir des ressources qui vont travailler sur cette réflexion avant d’avoir une traduction opérationnelle. Ce que l’on dit au réseau, c’est que les choses vont changer."

La piste de la location de batterie dont Renault a été précurseur et qui a été abandonnée depuis n’est pas d’actualité. "C’est en effet une manière de conserver la batterie mais la location de batterie à part pose d’autres soucis. Nous pensons que pour la valeur résiduelle il ne faut pas séparer les deux. L’enjeu est de faire monter les valeurs résiduelles avec un business model qui est plus vertueux", explique Ivan Segal.